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vendredi 6 novembre 2015

Mes coups de cœur du Salon Goût et Terroir de Bulle

De tous les salons et comptoirs qui ont lieu en Suisse chaque année, le Salon Goûts et Terroirs est de loin, avec ses quelque 280 exposants, le meilleur endroit pour découvrir les spécialités de bouche des cantons suisses, mais aussi d'autres pays/régions. On y trouve de tout: des confiseries et chocolats, des charcuteries, des sauces et condiments, des fromages et mélanges à fondue, des farines et produits de boulangerie, des alcools, du sirop d'érable (!), des vins, des bières artisanales, des thés et tisanes, des épices, des huiles, des conserves de toutes sortes, etc. Et on peut goûter à presque tout!

En 2014, mes coups de cœur du Salon étaient les vins naturels de Thierry Cevey, la saucisse d'Ajoie de Stéphane Chappuis, la fondue de la Fromagerie Marsens-Vuippens et les chocolats de Cécile choco-création. Cette année, mes coups de cœur sont la fondue du Pâquier, les moutardes du Moulin Huilerie de Sévery, les «préparations spéciales» du Moulin d'Échallens et les meringues au citron vert de Séverine et Luca. L'huile à la truffe de Divara dans le canton de Zürich mérite aussi une mention: bien que dispendieuse - 24,90 chf les 90 ml -, cette huile d'olive extravierge contient 10 gr de truffe. 

Salon Goûts et Terroirs 2015 - le butin
La fondue du Pâquier: Dès la première bouchée, cette fondue s'est hissée dans mon top cinq, peut-être même en première position - je me réserve le droit de changer régulièrement d'avis quant à mon palmarès, au gré de mes découvertes. Avec 60% de vacherin et 40% de gruyère, c'est simplement une tuerie! Comme conseillé par un autre fromager (l'un de mes coups de cœur du Salon de l'an dernier), nous l'avons préparée avec du vin blanc coupé à l'eau afin de ne pas masquer le goût des fromages. Proposée en portion de 220 grammes par personne, elle est particulièrement généreuse et pas chère du tout!

Le Moulin d'Echallens: les «préparations spéciales» sont des boîtes contenant (presque) tout ce qu'il faut pour préparer des cakes, tuiles, biscuits, pains d'épice, brownies ou moelleux au chocolat. Personnellement, je n'ai pas besoin d'un mélange pour faire ce type de produits, mais je trouve l'idée excellente pour un cadeau. Les parfums sont intéressants, les résultats sont probants et les emballages sont attrayants - que demander de plus? Situé dans le Gros-de-Vaud, j'apprécie le fait que ces produits aient été fabriqués localement, bien qu'au final le bilan carbone sera négatif, puisqu'ils ont été transportés jusqu'à Bulle avant d'être achetés, ramenés dans Vaud et qu'ils feront par la suite un loooong voyage en avion

Produits du Moulin d'Echallens
Moulin et huilerie de Sévery: Tout le monde connait et on trouve leurs produits facilement, mais je n'avais jamais eu l'occasion de goûter à leurs huiles, vinaigres et moutardes. J'ai particulièrement aimé les moutardes à l'ail des ours (sans surprise), gros grains à l'ail rose et gros grains au poivre "Malabar". Elles seront parfaites pour agrémenter un grill-cheese!

Chez Séverine & Luca: J'ai d'abord été attirée par la variété des parfums des pâtes de fruits, certains étant particulièrement originaux. Parmi ceux goûtés, mon préféré est pamplemousse-tonka. J'y suis retournée plus tard pour prendre un sac des meringues qui me faisaient de l’œil. Mon choix s'est porté sur celles au citron vert (à la lime, oui), qui m'ont rappelé à la fois une tarte à la lime meringuée et les céréales pour enfants Froot Loops (sans le côté chimique). D'ailleurs, on voit bien les morceaux de zestes à l'intérieur des meringues.

Côté logistique, des casiers étaient gracieusement (contre une pièce d'identité) mis à disposition des visiteurs afin qu'ils puissent y mettre leurs achats. Heureusement, car pour nous, ça devenait franchement lourd... Le bilan de notre visite est des plus positif et pour un samedi, il n'y avait pas trop de monde, l'affluence étant plus forte en soirée et le dimanche. Je suis néanmoins déçue de ne toujours pas avoir goûté au cardon épineux genevois! Je n'en ai pas vu en dégustation, mais je n'en ai pas cherché non plus. Un oubli, d'autant plus que Genève terroir était l'un des invités d'honneur.

Que pensez-vous du Salon Goûts et Terroirs? En vaut-il la visite? Quels sont vos coups de cœur du Salon?


***Parenthèse sur l'offre combinée TPF***
En voyageant avec les transports publics fribourgeois, on nous promet une réduction sur l'entrée au Salon. En deux ans, je n'ai jamais réussi à l'obtenir, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. D'ailleurs, les chauffeurs d'autobus des TPF ne sont pas au courant de l'existence d'une telle offre. Les distributeurs des TPF permettent bien d'acheter une offre combinée bus-entrée au Salon, mais le montant ne correspond pas à la réduction promise. Quelqu'un peut éclairer ma lanterne?
***Fin du coup de gueule***

mardi 27 octobre 2015

Une spécialité québécoise

Je n'en mangeais pas très souvent au Québec, mais depuis que j'habite en Suisse, j'ai régulièrement de furieuses envies de cretons. De quoi s'agit-il? D'une sorte de pâté semblable à des rillettes que l'on mange en tartinade sur des toasts le matin. Avec les fèves au lard, c'est un classique de l'assiette-brunch et de la cabane à sucre!

Cretons de porc
Il se trouve que c'est tout ce qu'il y a de plus facile à faire, à condition de trouver de la viande de porc hachée. À défaut, n'hésitez pas à demander à votre boucher d'en hacher un morceau pour vous. Vous aurez ainsi l'avantage de pouvoir choisir une pièce peu grasse, comme de l'épaule de porc. La poitrine fera aussi très bien l'affaire. 

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Voici ma recette, adaptée à partir de celle de Ricardo:
- 1 gros oignon haché finement
- 3 échalotes françaises hachées finement
- 2 gousses d'ail hachées finement
- 60 ml / 1/4 de tasse de beurre
- 500 gr de porc haché
- 375 ml / 1 1/2 tasses de mie de pain rassis (ou panko)
- 500 ml / 1 tasse de lait
- 125 ml / 1/2 tasse de bouillon de poulet
- 1 cu à thé de chaque: cannelle, clou de girofle, muscade, graine de coriandre, sarriette
- sel et poivre

Faire suer l'oignon, les échalotes et l'ail dans le beurre. Ajouter le porc, le pain, le lait, le bouillon et les épices. Salez, poivrez et bien mélanger. Couvrir et laisser mijoter à feu très doux pendant une heure en remuant de temps à autre. Poursuivre la cuisson à découvert environ 15 minutes ou jusqu'à évaporation complète du liquide.
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Il est aussi possible de faire des cretons de veau ou des cretons végétariens (avec du cornatur haché), mais je n'ai jamais essayé les premiers et je n'ai pas été convaincue par les seconds. Les cretons peuvent être congelés et se dégustent aussi bien au déjeuner qu'à l'apéro. 

mercredi 14 octobre 2015

Cueillette de champignons

Le service des parcs et domaines de Lausanne propose de mai à octobre de nombreuses activités afin de sensibiliser le public au patrimoine vert, comme les plantes en milieu urbain, les biotopes, le miel, les arbres, etc. Ces activités prennent le plus souvent la forme de balades-découverte, mais quelques expositions sont également au programme ainsi qu'une vente aux enchères de vins des cinq domaines viticoles communaux (une tradition remontant à 1803!).

Cette année, je me suis inscrite à l'après-midi champignons du 7 octobre, qui s'est déroulée vers Chalet-à-Gobet. Il y a quelques années, j'avais visité une exposition de champignons organisée par l'association mycologique de Renens. Devant la diversité des espèces présentes en Suisse et les dangers liés à la consommation de plusieurs d'entre elles - moins de 10% des champignons sont comestibles -, je n'ai jamais osé me lancer dans la cueillette et je cherchais quelqu'un pour m'initier. L'occasion était donc parfaite et après des jours de pluie, le beau temps au rendez-vous. 

Les contrôleurs à l'oeuvre

Accompagnés par des contrôleurs officiels de la ville de Lausanne, nous avons parcouru la forêt pendant quelques heures à la recherche de champignons. Nos accompagnateurs ont généreusement partagé leurs connaissances sur les espèces que nous avons rencontrées, nous enseignant par exemple comment distinguer les "fausses" chanterelles (non comestibles) des chanterelles d'automne ou encore, nous indiquant quelles variétés on peut s'attendre trouver en fonction de type d'arbres de la forêt. Messieurs, si vous me lisez, j'ai passé un moment très agréable et je vous en remercie!

À la fin de l'après-midi, nos récoltes ont été soigneusement examinées et triées au Boscal. À des fins de statistiques, les contrôleurs identifient chacune des espèces recueillies. Les champignons comestibles sont placés d'un côté, les autres (les champignons non comestibles, toxiques, mortels ou pourris) sont mis de côté, chaque pile étant pesée séparément. Sans surprise, aucun champignon nocif n'a été retrouvé dans les récoltes de notre groupe. Des champignons non comestibles ou indigestes pour une partie de la population ont néanmoins été identifiés et mis de côté.  

Le butin
Le bilan? Vous le voyez ci-dessus: plus de 500 grammes de champignons, dont une majorité de bolets (de deux variétés) et quelques têtes de moine, le tout cuisiné le soir même. Juste ce qu'il faut pour une bonne fricassée pour deux personnes! Vous l'aurez compris, j'ai apprécié la balade et je renouvellerai volontiers l'expérience! 

Toutes les informations sur le contrôle officiel (Lausanne) des champignons, les formations, les statistiques sont ici.

mercredi 30 septembre 2015

Kamouraska gourmand

Vue du sentier du Cabouron à St-Germain
Ce matin, je suis tombée sur l'article "Goûter l'automne à Kamouraska", paru sur le site Internet de La Presse il y a quelques jours. Pour ceux qui ne connaissent pas, Kamouraska désigne à la fois un village et une région du Bas-Saint-Laurent le long de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, entre Québec et Rimouski, à environ quatre heures de Montréal. Le nom "Kamouraska" vient de l'algonquin et signifie quelque chose comme "il y a du jonc au bord de l'eau". 

Sans tomber dans une nostalgie qui ne me correspond pas, cette lecture m'a donné envie de vous présenter quelques produits de cette région où j'ai grandi, ramenés (ou pas) dans mes bagages lors de séjours précédents. Il faut dire que la manière de manger a beaucoup évolué dans les dernières années. D'une alimentation industrielle standardisée, on est passé à un intérêt grandissant pour les produits régionaux. Les développements touristiques des dernières années ne sont sans doute pas étrangers à cette (re)valorisation du terroir, puisque le tourisme repose sur une volonté de rencontre et de découverte ne se limitant pas aux seuls paysages (naturels et construits). Les acteurs de ces changements sont des gens que je connais bien, puisque je suis allée à l'école avec certains d'entre eux. De toute façon, tout le monde se connaît en région! 

Produits du Jardin du Bedeau
Au cœur du village de Kamouraska, Le Jardin du Bedeau fait office d'épicerie du village avec un coin dépanneur, mais ce sont bien les produits locaux artisanaux qui sont à l'honneur. On y trouve des charcuteries, des fromages, du sirop d'érable, des terrines, du chocolat, des herbes séchées, des thés, des champignons forestiers, des huiles, des vinaigres et d'autres produits de petits fournisseurs situés entre La Pocatière et Rimouski. J'aime beaucoup le vinaigre aux roses de Kamouraska, qui apporte une note délicate et fleurie à mes salades. Grâce au conditionnement dans de petites bouteilles de 60 ml, j'ai pu ramener ces produits alors qu'en principe, je n'apporte JAMAIS d'huile dans mes bagages. À noter que les huiles et vinaigres sont disponibles en différents formats. 

À deux pas de là, dans le village voisin de St-Germain (anciennement à St-André), Les Jardins de la mer se spécialise dans la cueillette des plantes marines comestibles tels la salicorne, la livèche écossaise, le plantain maritime, etc. C'est d'ailleurs la salicorne cueillie par Claudie que j'ai goûtée pour la première fois, en accompagnement d'une bière en terrasse. J'apprécie particulièrement le peu de sel contenu dans ses mélanges, laissant la belle part aux plantes qui, par ailleurs, sont déjà salées. L'offre est étoffée par des plantes et tisanes sauvages, mais aussi par des champignons et du foin d'odeur (penser herbe aux bisons, Żubrówka...). Claudie propose également des ateliers sur la cueillette des plantes marines et leur cuisine, que je me propose de tester lors d'un séjour estival dans la région. 

Produits des Jardins de la mer
Petit nouveau à surveiller, l'Armada Marchande se propose de conquérir le monde par la gourmandise, offrant à monsieur madame Tout-le-Monde la possibilité de se procurer des produits d'une grande qualité, mais qui demeurent abordables. Certains ont pu rencontrer Marianne, la pétulante et pétillante copropriétaire de l'entreprise, lors d'un Taloz (apéro des twittos de Lausanne) à Bourg Plage, puisqu'elle a fait un crochet par Lausanne après une visite à son fournisseur en Espagne à l'été 2013. J'ai eu l'occasion d'essayer leur huile d'olive et j'attends avec impatience le moment de goûter à leurs terrines. Je me réjouis de leur succès! Autres produits coup de cœur: les bières artisanales de la Tête d’allumette à St-André et l'anguille fumée (et autres poissons fumés) de la Poissonnerie Lauzier, dont je parlerai peut-être une autre fois. 

Et pour vous donner envie de découvrir la région), je vous invite à lire ces deux articles: Kamouraska selon Christian Bégin sur La Presse et  Bas-Saint-Laurent - les p'tits bonheurs de la côte du blogue Y'a pas le feu au lac! 

samedi 5 septembre 2015

Chocolat croate à l'huile d'olive et à la lavande

Lors de notre récent séjour à Split en Croatie, une tablette de chocolat s'est glissée dans notre butin de voyage. Je n'avais pas de grandes attentes d'un chocolat croate acheté dans une boutique pour touristes, mais je suis néanmoins étonnée de ne rien trouver en ligne sur ce produit. Parmi les différents parfums proposés, nous avons choisi celui qui nous semblait à la fois le plus original et le plus représentatif de la région visitée: un chocolat noir à 72% à l'huile d'olive et à la lavande. À l’exception de la description du parfum en anglais, les données sur l'emballage sont uniquement en croate, participant à l'effet d'authenticité du produit.

Chocolat noir à l'huile d'olive et à la lavande Delicije AurA
Le verdict? À mon grand regret, on ne sent pas du tout le goût de l'huile d'olive. En revanche, la lavande est très présente, le chocolat étant parsemé de petit morceau de la fleur. Côté texture, le chocolat est dur et nous l'avons trouvé "sec". Enfin, les puristes déploreront la présence de lécithine de soya (en gras et souligné) dans la liste des ingrédients. Bref, à 35 HRK les 50 grammes (environ 5 CHF), nous nous attendions à un chocolat de plus grande qualité.

Heureusement, nous avons déjoué d'autres pièges tendus aux touristes à la recherche de produits de qualité, notamment celui de l'huile d'olive à la truffe blanche ne contenant pas de truffe (vendue à l'aéroport), mais uniquement des arômes artificiels. Pour le même prix, on trouve dans la gamme Fine Food de la Coop une huile d'olive extra vierge contenant de la truffe blanche. Et si l'arôme nous suffit, une quantité supérieure d'huile aromatisée à la truffe est vendue la moitié du prix à la Migros. À bon entendeur!

mercredi 19 août 2015

Nouvelles thématiques

Cuisiner, inventer des recettes, d'autres le font mieux que moi, même si j'y prends grand plaisir. Ce que je sais faire, c'est goûter, déguster, savourer, manger, ripailler - et je le fais très bien. J'adore explorer, dénicher de nouveaux produits, feuilleter des livres de cuisine, partager mes découvertes. Je voyage pour découvrir des spécialités culinaires locales et dans la mesure du possible, je rapporte un échantillon des meilleurs produits en guise de souvenir. Je collectionne les épices, car elles me font rêver; elles me permettent de prolonger l'expérience du voyage des mois durant. Enfin, je ne peux pas m'empêcher de comparer le Québec et la Suisse, tant par rapport à la nourriture qu'à d'autres sujets. C'est de tout cela que j'aimerais parler ici. Je me propose donc d'utiliser les libellés suivants, sans toutefois m'y restreindre: découverte, imprimé, Suisse vs. Québec.

Découverte 
Je n'aspire pas à devenir une vitrine commerciale - loin de là! -, mais certains produits retiennent mon attention et méritent d'être présentés. Lors de mes voyages, de mes séjours au Québec, de mes visites de marchés ou de foires alimentaires, je ramène très souvent des denrées plus ou moins périssables, des produits plus ou moins artisanaux, des ingrédients plus ou moins faciles à trouver. J'ai une prédilection pour les épices, mais je suis également attirée par les huiles d'olive, les tartinades salées et sucrées, les fromages, les charcuteries, les pâtisseries ou tout autre produit artisanal (ou pas) que j'ai pu découvrir. Mon seul critère est le goût effectif ou anticipé, bien que je me laisse parfois porter par la curiosité. Malheureusement, avec les restrictions de bagages, je ne peux pas ramener tout ce que je voudrais lorsque je prends l'avion (en soute, l'huile d'olive, c'est trop risqué...). Si je prends peu de photos ce que je prépare, je photographie systématiquement mon "butin" au retour d'un voyage.

Butin - Expo Milano 2015
Imprimé 
Je suis friande de livres, revues, guides, bref, de tout ouvrage se rapportant à la cuisine en général. Éviter les mauvais achats s'avère parfois difficile, d'autant plus lorsque je ne peux feuilleter l'ouvrage ou du moins, en consulter l'index et la table des matières. Les critiques de livres de recettes sont rares et je suis reconnaissante d'en trouver avant de passer à la caisse. Autre difficulté: le format dans lequel sont données les mesures des recettes. En effet, plusieurs Québécois sont rebutés par les mesures de poids et préfèrent les indications de volume, voire même dans le système impérial. Je dois prendre cette préférence en considération lorsque j'offre un livre. Aussi, je ne peux pas tout acheter, alors je fréquente les bibliothèques. Je me propose donc de critiquer des livres de recettes et d'autres types d'imprimés sur la cuisine, en abordant notamment les aspects suivants: type de livre, format des mesures, mise en page, images, facilité de consultation, intérêt et difficulté des recettes, etc.

Une partie de mes livres et revues de cuisine
Suisse vs. Québec
Que ce soit en Suisse ou au Québec, j'essaie de ne pas bassiner mes amis avec mes comparaisons, mais en tant qu'expatriée, je ne peux m'empêcher de noter les différences entre les deux pays*. Si nous avons beaucoup de points communs, je découvre des produits ou des procédés différents, mais tout aussi valables, et en tant qu'invitée dans ce pays, je m'adapte. J'en suis venue à apprécier des aspects de la vie en Suisse qui, a priori, me rebutaient et, si je devais la quitter, plusieurs choses me manqueraient, dont tout un pan lié à l'alimentation. Des façons de faire québécoises (et plus largement nord-américaines) me manquent alors, qu'avec la distance, certaines attitudes me choquent. Bref, ces constats font partie de mon quotidien. Ils sont provoqués par certaines situations, lorsque je veux acheter de bons pains à burgers, par exemple. Je m'offre donc un espace de liberté, un lieu où je permettrai de comparer les deux pays, notamment sous l'angle de l'alimentation.


* J'utilise le terme "pays" en tant que raccourci pour parler à la fois du Québec et du Canada. Mon propos concerne souvent le Québec, mais certains constats valent également pour le Canada. Il ne faut pas voir une position politique dans mon utilisation du terme "pays" pour désigner le Québec.