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mardi 27 octobre 2015

Une spécialité québécoise

Je n'en mangeais pas très souvent au Québec, mais depuis que j'habite en Suisse, j'ai régulièrement de furieuses envies de cretons. De quoi s'agit-il? D'une sorte de pâté semblable à des rillettes que l'on mange en tartinade sur des toasts le matin. Avec les fèves au lard, c'est un classique de l'assiette-brunch et de la cabane à sucre!

Cretons de porc
Il se trouve que c'est tout ce qu'il y a de plus facile à faire, à condition de trouver de la viande de porc hachée. À défaut, n'hésitez pas à demander à votre boucher d'en hacher un morceau pour vous. Vous aurez ainsi l'avantage de pouvoir choisir une pièce peu grasse, comme de l'épaule de porc. La poitrine fera aussi très bien l'affaire. 

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Voici ma recette, adaptée à partir de celle de Ricardo:
- 1 gros oignon haché finement
- 3 échalotes françaises hachées finement
- 2 gousses d'ail hachées finement
- 60 ml / 1/4 de tasse de beurre
- 500 gr de porc haché
- 375 ml / 1 1/2 tasses de mie de pain rassis (ou panko)
- 500 ml / 1 tasse de lait
- 125 ml / 1/2 tasse de bouillon de poulet
- 1 cu à thé de chaque: cannelle, clou de girofle, muscade, graine de coriandre, sarriette
- sel et poivre

Faire suer l'oignon, les échalotes et l'ail dans le beurre. Ajouter le porc, le pain, le lait, le bouillon et les épices. Salez, poivrez et bien mélanger. Couvrir et laisser mijoter à feu très doux pendant une heure en remuant de temps à autre. Poursuivre la cuisson à découvert environ 15 minutes ou jusqu'à évaporation complète du liquide.
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Il est aussi possible de faire des cretons de veau ou des cretons végétariens (avec du cornatur haché), mais je n'ai jamais essayé les premiers et je n'ai pas été convaincue par les seconds. Les cretons peuvent être congelés et se dégustent aussi bien au déjeuner qu'à l'apéro. 

mercredi 30 septembre 2015

Kamouraska gourmand

Vue du sentier du Cabouron à St-Germain
Ce matin, je suis tombée sur l'article "Goûter l'automne à Kamouraska", paru sur le site Internet de La Presse il y a quelques jours. Pour ceux qui ne connaissent pas, Kamouraska désigne à la fois un village et une région du Bas-Saint-Laurent le long de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, entre Québec et Rimouski, à environ quatre heures de Montréal. Le nom "Kamouraska" vient de l'algonquin et signifie quelque chose comme "il y a du jonc au bord de l'eau". 

Sans tomber dans une nostalgie qui ne me correspond pas, cette lecture m'a donné envie de vous présenter quelques produits de cette région où j'ai grandi, ramenés (ou pas) dans mes bagages lors de séjours précédents. Il faut dire que la manière de manger a beaucoup évolué dans les dernières années. D'une alimentation industrielle standardisée, on est passé à un intérêt grandissant pour les produits régionaux. Les développements touristiques des dernières années ne sont sans doute pas étrangers à cette (re)valorisation du terroir, puisque le tourisme repose sur une volonté de rencontre et de découverte ne se limitant pas aux seuls paysages (naturels et construits). Les acteurs de ces changements sont des gens que je connais bien, puisque je suis allée à l'école avec certains d'entre eux. De toute façon, tout le monde se connaît en région! 

Produits du Jardin du Bedeau
Au cœur du village de Kamouraska, Le Jardin du Bedeau fait office d'épicerie du village avec un coin dépanneur, mais ce sont bien les produits locaux artisanaux qui sont à l'honneur. On y trouve des charcuteries, des fromages, du sirop d'érable, des terrines, du chocolat, des herbes séchées, des thés, des champignons forestiers, des huiles, des vinaigres et d'autres produits de petits fournisseurs situés entre La Pocatière et Rimouski. J'aime beaucoup le vinaigre aux roses de Kamouraska, qui apporte une note délicate et fleurie à mes salades. Grâce au conditionnement dans de petites bouteilles de 60 ml, j'ai pu ramener ces produits alors qu'en principe, je n'apporte JAMAIS d'huile dans mes bagages. À noter que les huiles et vinaigres sont disponibles en différents formats. 

À deux pas de là, dans le village voisin de St-Germain (anciennement à St-André), Les Jardins de la mer se spécialise dans la cueillette des plantes marines comestibles tels la salicorne, la livèche écossaise, le plantain maritime, etc. C'est d'ailleurs la salicorne cueillie par Claudie que j'ai goûtée pour la première fois, en accompagnement d'une bière en terrasse. J'apprécie particulièrement le peu de sel contenu dans ses mélanges, laissant la belle part aux plantes qui, par ailleurs, sont déjà salées. L'offre est étoffée par des plantes et tisanes sauvages, mais aussi par des champignons et du foin d'odeur (penser herbe aux bisons, Żubrówka...). Claudie propose également des ateliers sur la cueillette des plantes marines et leur cuisine, que je me propose de tester lors d'un séjour estival dans la région. 

Produits des Jardins de la mer
Petit nouveau à surveiller, l'Armada Marchande se propose de conquérir le monde par la gourmandise, offrant à monsieur madame Tout-le-Monde la possibilité de se procurer des produits d'une grande qualité, mais qui demeurent abordables. Certains ont pu rencontrer Marianne, la pétulante et pétillante copropriétaire de l'entreprise, lors d'un Taloz (apéro des twittos de Lausanne) à Bourg Plage, puisqu'elle a fait un crochet par Lausanne après une visite à son fournisseur en Espagne à l'été 2013. J'ai eu l'occasion d'essayer leur huile d'olive et j'attends avec impatience le moment de goûter à leurs terrines. Je me réjouis de leur succès! Autres produits coup de cœur: les bières artisanales de la Tête d’allumette à St-André et l'anguille fumée (et autres poissons fumés) de la Poissonnerie Lauzier, dont je parlerai peut-être une autre fois. 

Et pour vous donner envie de découvrir la région), je vous invite à lire ces deux articles: Kamouraska selon Christian Bégin sur La Presse et  Bas-Saint-Laurent - les p'tits bonheurs de la côte du blogue Y'a pas le feu au lac!